Harry resta tout le reste de la journée allongé sur son lit, ses pensées et ses souvenirs s'entremêlant. Il n'osait pas redescendre par peur de rencontrer le regard de sa tante car il savait par expérience que son silence serait pire que toutes les réprimandes qu'elle avait pu lui adresser déjà par le passé.
Il avait hâte de se retrouver au Terrier. Tous les Weasley lui manquait et Ginny par-dessus bien qu'il tiendrait la promesse qu'il lui avait faîte le mois passé, pour son bien et celui de tous il la tiendrait.
Que Voldemort s'en prenne à ceux qu'il aimait était bien la dernière chose qu'il désirait. Cependant, à la seule pensée de Ginny, son ventre se contractait. Il appréhendait le moment où il se retrouverait devant elle. Il se rassura. Il n'y avait rien à craindre, rien du tout. Il savait qu'il tiendrait sa promesse.
Un bruit contre le carreau lui fit lever la tête. C'était Hedwige perché sur le rebord de la fenêtre, un message accroché à la patte et tapant son bec contre la vitre pour signaler à son maître qu'elle était de retour.
Harry sauta sur ses pieds et courut lui ouvrir. Enfin ! C'était sûrement Ron ! Hedwige s'engouffra dans la chambre dès la fenêtre ouverte et après qu'Harry lui eut détaché le parchemin accroché à sa patte elle rejoignit sa cage et un oeil ouvert l'autre fermé elle contempla son maître qui s'évertuait à décacheter l'enveloppe. Celle-ci avait été cachetée avec tant de cire qu'il soupçonnait Ron d'avoir voulu la cacheter au mieux pour éviter que d'autres personnes autre qu'Harry n'arrive à la défaire. Le problème c'est que même Harry n'y parvenait pas. Etant donné qu'il n'avait pas encore dix-sept ans et qu'il n'était pas autorisé à se servir de magie en-dehors de Poudlard Harry persévera et parvint enfin à bout de patience et d'ongle à ouvrir la lettre.
"Salut Harry,
Maman dit que tu devrais nous rejoindre beaucoup plus tôt mais elle dit aussi qu'elle veut t'éviter le plus grand nombre de bouleversements possible à cause des préparatifs du mariage. A force de discussions entre elle et mon père ils se sont mis d'accord pour qu'on vienne te chercher dans trois jours. J'ai même plaidé en ta faveur pour demain mais tu connais ma mère, ça n'a pas marché. Alors c'est fait. Dans trois jours tu quitteras tes moldus et tu seras à la maison.
Tiens en parlant de la maison, celle-ci est en vraie effervescence. Comme tu peux t'en douter c'est ma mère, assistée de Fleur qui en a prit les commandes.
Fleur et sa s½ur sont arrivées au début du mois et depuis Ginny et Gabrielle passe beaucoup de temps ensemble à discuter et rigoler. (Pfff, je ne comprendrais jamais les filles). Tonks est là aussi et même si ma mère répugne à la laisser faire quoique ce soit elle veut absolument aider. Il y a aussi Lupin... et je t'en passe, tu les verras de toute façon dans trois jours, il serait trop long de tout te raconter en une lettre.
Sois prêt pour le 18 à 18 heures. Nous viendrons te chercher an voiture moldu. Inutile de te dire que mon père en est très excité et ne tient plus en place à l'idée de monter dans un taxi (c'est bien comme ça que ça se dit hein ?).
Au fait Hermione arrive demain. Elle a passé ses vacances en Bulgarie (devine avec qui ?).
A très bientôt, ton ami Ron.
ps: Ce que tu nous as dit dans le train tient-il toujours Harry?Désolé d'insister mais je tenais à m'en assurer.(Ce n'est pas pour ça que j'ai changé d'avis bien sûr)."
Harry prit un crayon, retourna le parchemin et écrivit un seul et unique mot au dos de la feuille. Oui. Il ne voulait pas trop écrire au cas où sa lettre était interceptée. Lorsqu'il l'appela Hegwige, celle-ci parut bouder mais elle tandis la patte de bonne grâce pour qu'il y attache sa réponse.
- De toute façon, lui dit-il en lui caressant la tête, si je dois aller au Terrier en voiture, tu feras aussi bien d'y aller par les airs.
Depuis leur mésaventure avec la Ford Anglia de Mr Weasley, elle était plutôt anxieuse à l'idée de remonter dans une voiture.
Il lui ouvrit la fenêtre et elle s'envola dans la nuit en faisant frôler son aile contre sa joue pour lui faire comprendre qu'il avait raison sur ce point et qu'elle ne lui en voulait pas.
Harry referma sa fenêtre après avoir laissé son regard vagabonder dans la fraîcheur du soir qui venait de se lever et revint vers son lit.
Il s'allongea et reprit ses réflexions.